Marseille – Charte Ville-Port : Trois chantiers engagés…

Le préfet vient de réunir en préfecture les membres du comité de pilotage de la Charte Ville-Port. Cette instance mobilise depuis 2013 une à deux fois par an tous les partenaires locaux pour faire vivre et concrétiser par des « projets d’intérêt commun » la vision d’avenir qui réunit les 8 signataires de la Charte : l’État et ses deux grands établissements publics que sont le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) et Euroméditerranée, la ville de Marseille et la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Département des Bouches-du-Rhône, le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, et enfin la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence.

L’enjeu de cette mobilisation est de mieux intégrer le Port dans son environnement urbain à Marseille, et d’unir les forces de chacun pour renforcer le développement économique du Port, de la Ville de Marseille et de la Métropole, en contribuant à mieux les intégrer dans les flux méditerranéens et mondiaux. Elle fait écho à l’agenda économique annoncé par la Métropole Aix-Marseille-Provence.

3 chantiers sont engagés dans ce cadre, qui font l’objet de groupes de travail en contact permanent :
- « Économie portuaire et territoriale » piloté par la CCI
- « Infrastructures portuaires et dessertes terrestres » piloté par l’État (DREAL)
- « Aménagement urbain et synergies ville-port » piloté par la Métropole

Le comité a pris acte du bon avancement des chantiers et de la qualité des échanges techniques entre toutes les parties prenantes. Plusieurs marchés de maîtrise d’œuvre et d’assistance aux maîtres d’ouvrages ont ainsi été lancés, pour aménager par exemple les accès au port depuis l’autoroute à la porte 4 du Port, en prenant en compte la desserte urbaine par les transports en commun. En mobilisant des crédits apportés dans le cadre du Pacte métropolitain d’innovation, les chantiers de déploiement du port intelligent, « smart port », ont été lancés, en vue de limiter le nombre de camions sur les autoroutes urbaines, simplifier et rendre plus dynamique la signalisation routière à proximité du Port, fluidifier le passage des marchandises à l’interface de la ville et du port, ou encore organiser le raccordement des sites portuaires en fibre optique à très haut débit, profitant de l’arrivée de nouveaux câbles sous-marins, et permettant de stimuler le développement économique local.

Le GPMM va prochainement rencontrer le Département des recherches archéologiques et sous-marines (DRASSM) dans l’optique de construire à l’Estaque un centre de conservation des objets immergés pour lequel le Ministère de la Culture a annoncé un investissement de 10 M€. Cet équipement est essentiel au maintien du DRASSM sur ce site, qui a vu naître cette discipline scientifique, et qui fait de Marseille la capitale mondiale de l’archéologie sous-marine.

Le recentrage, sur le domaine portuaire, de la restructuration du terminal de transports combinés de Mourepiane, permettra également de laisser le temps nécessaire aux études et à une concertation plus approfondie et plus sereine avec les élus, les acteurs économiques, et la société civile pour préparer une phase 2. L’avenant au contrat de plan Etat-Région a notamment intégré un financement, à hauteur de 10 M€, pour supprimer le passage à niveau de Saint-André. La cession par la SNCF des emprises de la gare du Canet est indispensable à la Métropole et à la Ville. Elle permettra le lancement du parc des Aygalades, composante essentielle de l’opération d’extension « Euromed 2 », et la création d’une nouvelle cité scolaire internationale.

Plus largement, les membres du comité ont convenu d’élaborer une feuille de route conjointe, permettant une recomposition des sites de logistique urbaine et métropolitaine dans un délai compatible avec la mutation de la façade maritime nord de Marseille déjà engagée. Elle sera présentée avec un échéancier opérationnel aux partenaires de la Charte lors du prochain comité de pilotage, qui se réunira à l’été.

Enfin le comité a validé le lancement de la deuxième phase de l’étude opérationnelle « Grande Joliette », qui doit dégager, en combinant les enjeux de la ville et ceux du port, les lignes directrices d’aménagement à court et moyen termes depuis les quais du J4, à proximité du MUCEM, jusqu’au J0, au niveau des Terrasses du Port, en traitant particulièrement le hangar du J1.

Le financement de certains de ces projets a été bouclé en 2016 dans le cadre de l’avenant au Contrat de Plan État-Région, voté en juillet par la Région, et signé en préfecture en décembre 2016, en présence du Président de la République : l’ensemble des collectivités partenaires a confirmé son engagement en faveur des projets de développement du Port et de meilleure insertion dans l’aménagement urbain de Marseille.

Le préfet a conclu le comité en proposant le lancement officiel d’une démarche de charte Métropole-Port, préparée d’ici la fin de l’année 2017 pour être conclue en 2018. L’enjeu est, à l’appui de la stratégie de développement économique de la Métropole, de renforcer les synergies entre tous les signataires de la Charte. L’objectif de cette charte sera d’offrir une vision globale des enjeux portuaires à l’échelle de la Métropole, appuyée sur les grandes orientations stratégiques du Grand Port Maritime. Concrètement, il s’agira de conforter l’attractivité des bassins Est comme celle des bassins Ouest, en augmentant le report modal sur le fret ferroviaire et vers le Rhône – et en travaillant à une vision partagée des besoins énergétiques – liés notamment à l’implantation de nouvelles fermes numériques, et aux grands projets industriels sur la zone PIICTO à Fos.

Lors de la présentation par la Métropole Aix-Marseille-Provence, ce 13 mars, de son agenda économique, le Président Jean-Claude Gaudin et la 1ère Vice-Présidente Martine Vassal ont insisté sur l’urgence de l’aménagement économique du foncier disponible sur PIICTO. La Métropole propose ainsi au GPMM d’avancer ensemble, dès cette année 2017, sur l’aménagement et la commercialisation de ce foncier en direction d’industriels.

Article source: http://destimed.fr/Marseille-Charte-Ville-Port-Trois-chantiers-engages

Le casino de Marseille sera construit entre les Docks et la tour CMA-CGM

Il y aura bien un casino à Marseille et on en sait un peu plus sur son lieu d’implantation. Il sera construit sur le bord de mer dans le secteur d’Euroméditerranée, pour répondre au cahier des charges des casinotiers candidats.

Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, était autrefois opposé à la construction d’un casino dans sa ville, mais il a changé d’avis en septembre dernier.

La Villa Méditerranée a été dans un premier temps considérée comme lieu d’accueil du futur établissement de jeux, mais n’a finalement pas été retenue. Retoqués aussi, le siège de la SNCM, et le hangar J1 du port.

Gérard Chenoz, l’adjoint au maire de Marseille en charge des grands projets, le confirme à France Bleu Provence ce jeudi : le futur casino sera bien construit sur la bordure maritime, dans le secteur d’Euroméditerranée.

Plusieurs zones d’implantation possibles dans le secteur

Pour répondre à l’attente des casinotiers, il existe plusieurs possibilités.

L’établissement de jeux pourrait être implanté sur le terrain situé entre le centre commercial des Terrasses du Port et la salle de spectacle du Silo, un terrain qui est la propriété du port.

Deuxième cas de figure : le site à proximité des futurs cinémas exploités par le groupe Pathé. Ou bien, troisième solution, à côté des Docks et de la tour CMA-CGM, une zone où la ville prévoit déjà un complexe nautique et des logements.

Des discussions sont en cours, mais les casinos Barrière et Partouche seraient intéressés. Cinq casinos sont déjà installés dans le Var et quatre dans les Bouches-du-Rhône.

 

Source: https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/exclu-le-casino-de-marseille-sera-construit-dans-le-secteur-d-euromediterranee-1485379673

 

Actu Membre – COFACE : PANORAMA FRANCE 3E TRIMESTRE 2015

Panorama France 3e trimestre 2015 Timide mais confirmée. Ce sont les qualificatifs qui caractérisent le mieux la croissance française à l’heure actuelle, comme l’illustrent les chiffres du troisième trimestre publiés début novembre. La consommation des ménages croît de manière modérée grâce aux gains de pouvoir d’achat permis par une inflation quasi-nulle, et malgré un taux de chômage toujours au plus haut. L’investissement des entreprises progresse aussi, mais à un rythme moins rapide que chez la plupart de nos voisins et que celui observé historiquement en phase de reprise économique. Les soutiens externes que sont la baisse du prix du pétrole et les mesures gouvernementales, comme le crédit d’impôt pour les entreprises employant des salariés (CICE), ne sont pas étrangers à la restauration des marges des entreprises.

L’évolution des défaillances d’entreprises montre que ces dernières commencent à profiter des effets de cette reprise timide. Les défaillances sont désormais en baisse depuis trois semestres consécutifs et ce, quelle que soit leur taille. Cependant, plusieurs zones d’ombre subsistent du côté des entreprises, dont le nombre de défaillances augmente toujours dans les régions Centre et Auvergne, et demeure stable en Île-de-France.

Le baromètre sectoriel France de Coface met en avant cette persistance de risques. Si la plupart des secteurs ont un niveau de risque similaire à la moyenne européenne, ceux des transports et de la construction sont plus risqués. Malgré la baisse du cours de l’or noir, le secteur des transports en France est classé en risque élevé, soit un cran au-dessus de ses homologues européens.

La construction demeure le talon d’Achille de l’économie française. Par ailleurs, si les ventes de logements neufs sont certes reparties à la hausse en 2015, restons prudents car les prix ne se sont que peu ajustés à la baisse depuis 2008, laissant présager un nouveau recul en 2016. Enfin, des branches souffrent du désengagement des acteurs publics et les disparités régionales restent fortes : les défaillances des acteurs du secteur en Ile-de-France et en Rhône-Alpes restent dans le rouge.

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Source : http://www.coface.be/fr/Actualites-Publications/Publications/Panorama-France-3e-trimestre-2015